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Les phares de la zone : Bretagne - Pays-de-la-Loire

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Phare de Nividic

Phare de Nividic

Phare de Nividic
 Phare de Nividic
29242 Ouessant, Finistère

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Phare actif Phare monument historique        

 

Carte de la zone Bretagne - Pays-de-la-Loire

 En dépit de la présence du phare électrique du Créac’h (1863) à proximité, le signalement des écueils de la pointe de Pern, au nord-ouest de l’île d’Ouessant, est jugé insuffisant au début du 20e siècle, surtout lors des fréquents épisodes de brume. L’établissement d’un feu et d’une sirène est donc envisagé, la difficulté du site et son éloignement relativement faible de la côte (un demi mille environ) plaidant pour un dispositif automatisé alimenté et contrôlé depuis le Créac’h. Une tour en béton armé est mise en chantier durant l’été 1912 sur la roche An Ividic. Après avoir envisagé de tirer un câble électrique sous-marin depuis Ouessant, on opte finalement pour la voie aérienne en construisant deux pylônes sur des roches intermédiaires (Concu et Kerzu). Ces pylônes serviront également au passage d’un télésiège pour le transport du personnel d’entretien, depuis un abri situé sur le rivage. Nividic est ainsi le premier phare français automatisé dès sa conception.

 Le chantier est long et fastidieux : trois années sont nécessaires à l’établissement du soubassement de la tour, douze à la construction de la tour elle-même, ralentie par la guerre et la priorité donnée aux réparations sur la Jument. Six ans supplémentaires sont consacrés aux deux piliers et à la consolidation de la tour. Le phare de Nividic est enfin allumé en 1936 et salué à l’époque comme une prouesse de la technique française. Il est équipé de deux optiques alimentées à l’électricité et d’un feu de secours automatique au gaz. La sirène est alimentée par deux compresseurs électriques à démarrage automatique. Nividic fonctionne correctement pendant quatre années, puis est éteint durant la seconde guerre mondiale. Le manque d’entretien ayant mis à mal son alimentation électrique et son télésiège, son redémarrage ne reprend qu’en 1952 mais avec un feu automatique au gaz. On installe un nouveau câble électrique l’année suivante mais pas la nacelle. Le phare est sujet à de fréquentes pannes et on aménage alors, en 1958, une plate-forme d’hélitreuillage audessus de la lanterne, afin de faciliter son entretien. Une rénovation complète de la tour est réalisée entre 1958 et 1960 et une nouvelle plate-forme en aluminium est construite en 1971, tandis qu’on abandonne de nouveau l’électricité au profit du gaz. Le phare revient à l’électricité en 1996 en l’équipant de panneaux solaires et de batteries, et son signal de brume est abandonné. Le feu est équipé aujourd’hui d’une optique à LED délivrant 9 scintillements blancs groupés, d’une portée de 6 milles.

 

 

 

Fonction  
Localisation Ouessant, Finistère, Bretagne
Coordonnées 48° 26′ 44″ N, 5° 09′ 03″ O
Construction 1912 - 1936
Allumage 1936
Nombre de marches  
Hauteur 32 mètres 
Élévation 30 mètres (au-dessus des plus hautes mers)
Portée (milles marins) 10 milles 
Caractéristiques du feu Q(9) W 10s
Caractéristiques de la lanterne  
Source lumineuse  
Électrification 1996
Automatisation 1936
Extinction  
Protection Monument Historique Classé MH
Gestionnaire  
Fréquentation Non visitable
Autre