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Les phares de la zone : Bretagne - Pays-de-la-Loire

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Phare de la Jument

Phare de la Jument

Phare de la Jument
 Phare de la Jument
Ouessant, Finistère
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Phare actif Phare monument historique        

 

Carte de la zone Bretagne - Pays-de-la-Loire

A la toute fin du 19e siècle, est décidée la mise en œuvre d’un programme complémentaire de balisage des abords d’Ouessant et de Molène, zone maritime parmi les plus fréquentées et dangereuses d’Europe, théâtre en 1896 du naufrage du paquebot anglais Drummond Castle (258 victimes, 3 rescapés). Il consiste à édifier, sur des écueils dispersés en mer, plusieurs tourelles en béton armé capables de supporter un feu automatique. La roche Ar Gazec (La Jument), qui marque l’entrée nord-ouest du passage du Fromveur, est choisie en février 1904 mais un événement vient bouleverser le projet : un membre de la Société de géographie de Paris, Charles-Eugène Potron, décède le 27 mars 1904 en léguant par testament une forte somme à l'État, afin d’ériger un « phare bâti de matériaux de choix, pourvu d'appareils d'éclairage perfectionnés (…) dans un des parages dangereux du littoral de l'Atlantique, comme ceux de l'île d'Ouessant (...) » avec comme condition que les travaux devront être exécutés dans un délai maximal de sept ans. L’Etat accepte aussitôt ce legs généreux et décide de construire un véritable phare sur la Jument. Le chantier débute dès l’été 1904 mais progresse lentement en raison de multiples difficultés techniques. La construction de la tour proprement dite s’amorce quatre ans plus tard et le phare est allumé le 15 octobre 1911, mais son aménagement intérieur n’est pas achevé et les travaux se poursuivent encore quelques années. Cependant, des défauts liés sans doute à la volonté de respecter les délais imposés vont rapidement apparaître, en particulier au niveau du soubassement dont la taille, la solidité et la liaison avec la tour ont été sous-évalués, menaçant la stabilité d’ensemble d’un ouvrage dont la particularité est d’offrir, en raison de sa forme atypique et de sa grande élévation, une masse importante à son sommet. Plusieurs campagnes de travaux seront nécessaires jusqu’au milieu des années 1930 pour renforcer et stabiliser l’ouvrage. Aujourd’hui encore, le phare de la Jument reste l’un des plus surveillés par le service des phares et balises. En 1860, alors que les travaux d’Ar-Men commencent à peine, la réflexion s’engage pour améliorer la navigation dans le passage du raz de Sein, emprunté uniquement par les pêcheurs. Les compagnies pratiquant le cabotage, soumises à la concurrence du chemin de fer, font pression auprès du Service des phares pour baliser les routes nocturnes plus proches des côtes mais encore dangereuses. La Commission des phares adopte alors en 1860 et 1861 le principe d’un phare de 3e ordre sur la Vieille. Le phare de Tévennec construit en 1875 et le fanal du Raz allumé en 1874 assurent la signalisation maritime entre Sein et la pointe du Raz en attendant l’édification de la Vieille. Après deux années d’études, le projet d’une tour, inspirée de celle des Triagoz (Côtes d’Armor) est retenu. Le phare de La Vieille est édifié de 1882 à 1887 en régie sous le contrôle des ingénieurs Victor Fenoux de 1879 à 1885, Armand Considère en 1886 et 1887 et Armand Miniac. Son feu est allumé le 15 septembre 1887, tandis que celui de la pointe du Raz est transformé en sémaphore. En 1926, une grue « Temperley » permet une évolution dans le système de relève des gardiens qui s’effectuait auparavant par accostage. Le phare est évacué le 21 janvier 1944 et le feu rallumé le 1er juin 1945. En 1992, il est raccordé électriquement à l’île de Sein puis automatisé le 14 novembre 1995. Des travaux sont réalisés en 2011 par la Subdivision des phares et balises de Brest fin de sécuriser l’accès au phare.

 La tour est un octogone en pierres de taille de granite de l’aber Ildut, avec chaînes d’angles en Kersanton, haut d’un peu plus de 30 m et large de 8,50 m à la base, qui s’affine progressivement jusqu’au sixième niveau, pour s’élargir de nouveau au septième et dernier étage placé en encorbellement. L’ensemble de la construction, lanterne comprise, culmine à plus de 47 m. Sa distribution intérieure est différente de celle des autres phares en mer construits jusqu’alors, puisque l’escalier n’est pas séparé des pièces mais s’intègre à celles-ci en une succession de volées tournantes. L’aménagement est très soigné, en particulier la salle d’honneur : parquet en point-de-Hongrie, lambris de hauteur en chêne, plafond à caissons, portrait en bronze du donateur, œuvre du sculpteur Louis Holweck. Lanterne d’origine équipée d’une optique tournante à six panneaux de 0,70 m de focale, sur cuve à mercure d’origine. Feu rouge à 3 éclats groupés toutes les 15 secondes, d’une portée initiale de 21 milles (suite aux avaries de l’hiver 2013-2014, arrêt du feu principal au profit du feu auxiliaire, avec portée ramenée à 10 milles)..

 

Fonction  
Localisation Ouessant, Finistère, Bretagne
Coordonnées 48° 25′ 40″ N, 5° 08′ 00″ O
Construction 1904 - 1911
Allumage 15 octobre 1911
Nombre de marches  
Hauteur 47 mètres 
Élévation 41 mètres (au-dessus des plus hautes mers)
Portée (milles marins) 22 milles 
Caractéristiques du feu
Fl(3) R 15s
Caractéristiques de la lanterne Lanterne d’origine équipée d’une optique tournante à six panneaux de 0,70 m de focale, sur cuve à mercure d’origine
Source lumineuse  
Électrification  
Automatisation 1991
Extinction  
Protection Monument Historique Classé MH
Gestionnaire  
Fréquentation Non visitable
Autre