Site des phares de France

Les phares de la zone : Bretagne - Pays-de-la-Loire

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Phare d'Arm-Men

Phare d'Ar-Men

Phare d'Ar-men
 Phare d'Ar-men
29990 Île-de-Sein
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Phare actif Phare monument historique        

 

Carte de la zone Bretagne - Pays-de-la-Loire

Le phare d’Ar-Men est situé à l’extrémité de la chaussée de Sein, prolongement vers l’Ouest des formations granitiques de la pointe du Raz. Bien que dans ce secteur les naufrages soient nombreux, la décision de construire un phare à l’extrémité de la chaussée de Sein n’est pas inscrite dans le vaste programme d’éclairage des côtes de France, établi à partir de 1825. Au retour d’une campagne hydrographique en 1817, l’ingénieur Beautemps-Beaupré affirme au sujet de la chaussée de Sein que « tout navigateur qui la traversera sans le secours d’un bon pilote de l’île de Sein ne devra son salut qu’à un heureux hasard »..

Lorsque dans la nuit du 23 au 24 septembre 1859, la frégate impériale Sané coule sur la chaussée, les amiraux protestent énergiquement. Rapidement, la Commission des phares examine la possibilité d’établir un phare à l’extrémité de la chaussée. Le choix du site est difficile. Seul le rocher d’Ar-Men, émergeant quelques heures à 4,20 m lors des basses mers de grand coefficient, pourrait convenir, mais il est quasiment inabordable. Les ingénieurs des Phares et balises concluent qu’aucune roche ne peut servir d’assise. La Marine confie alors en 1866 à l’ingénieur hydrographe Ploix une nouvelle mission de reconnaissance sur Ar-Men. L’exiguïté de la roche oblige les ingénieurs à concevoir un phare différent des autres : la tour sera dénuée d’empattement. Le phare aura ainsi une hauteur moyenne au-dessus de la mer de 33,50 m pour un diamètre de base de 7,20 m. Le soubassement sera de forme irrégulière en maçonnerie de pierre de Kersanton et la tour tronconique en maçonnerie de pierre de taille de grès et de granite.

 L’ingénieur-architecte Léonce Reynaud, l’ingénieur en chef Fenoux, les ingénieurs Paul Joly, Alfred Cahen et Mengin sont chargés de la conception et de la réalisation. En 1867, on compte seulement huit accostages réussis pour un total de huit heures de travail, et quinze trous de 40 cm de profondeur sont percés. Les ouvriers travaillent dans des conditions extrêmes. Cramponnés d’une main au rocher, ils sont régulièrement emportés par les vagues et récupérés par le bateau du chantier. Le chantier s’étale de 1867 à 1880. Le phare est allumé pour la première fois le 18 février 1881, et mis en service le 30 août de la même année. C’est alors le phare dont la construction a été la plus longue et la plus onéreuse. Il est automatisé le 10 avril 1990. Son feu délivre trois éclats blancs toutes les 20 secondes, d’une portée de 21 milles.

Fonction  
Localisation Ile de Sein, Finistère, Bretagne
Coordonnées 48° 03′ 01″ N, 4° 59′ 50″ O
Construction 1867 - 1881
Allumage 18 février 1881
Nombre de marches  
Hauteur 33,5 mètres 
Élévation 29 mètres (au-dessus des plus hautes mers)
Portée (milles marins) 23 milles (43,5 km)
Caractéristiques du feu Fl(3) W 20s
Caractéristiques de la lanterne Lampe halogène 250 W
Source lumineuse  
Électrification  
Automatisation 10 avril 1990
Extinction  
Protection Monument Historique Classé MH
Gestionnaire  
Fréquentation Non visitable
Autre